L’album et le concert.

A quoi servent les insomnies ? A écrire un deuxième post en pleine nuit !Cela fait des mois que je vous parle de l’album d’Orouni ici même (comment ? vous n’aviez pas remarqué ? Vous mentez très mal, ou vous ne lisez pas vraiment ce blog ^-^!), de façon récurrente, persistante, voire saoûlante (estimez-vous heureux de ne pas m’avoir en contact msn, sur des canaux irc, ou tout simplement de faire partie de mes ami(e)s : ils savent de quoi je parle.)

Reprenons donc : cela fait quelques temps que je vous parle de A Matter of Scale, que j’ai écouté et écoute encore en boucle (mon colocataire a succombé dernièrement, il a fini par m’accompagner au concert de dimanche soir) parce qu’il est tout simplement très beau.

Je ne suis pas critique musicale, j’estime n’avoir aucune culture musicale passée ou présente, sincèrement, ainsi que zéro compétence en ce qui concerne tout ce qui est technique… et je fonctionne de façon totalement affective et sur mes impressions et ressentis. Ceci n’est donc pas une critique ou chronique de cet album, d’autres personnes le font très bien à ma place. Je parle de temps en temps de ce que j’aime écouter, mais j’avoue que je me donne rarement la peine d’aller plus loin que « j’aime bien » (vous ai-je déjà dit à quel point j’étais flemmarde sur certaines choses ?). Or, là, j’estime que ça en vaut la peine.

J’aime donc cet album, ce qu’il en ressort, ce qu’on peut en percevoir, ce qui se résume personnellement à un peu de (jolie, si, si) mélancolie et beaucoup de calme. Des mélodies qu’on finit par fredonner au fil de la journée, des envies de battre le rythme sur certains morceaux (ou de faire clap avec ses mains !) Un album qu’on découvre petit à petit, en s’arrêtant sur les quelques chansons qu’on connaissait déjà, avant de s’attacher vraiment aux autres, de façon progressive : tiens, cette mélodie est jolie, comment s’appelle cette chanson, je ne l’écoutais jusque là que d’une oreille… Ah mais les paroles sont étranges sur celle-ci, mais de quoi parle-t-il vraiment ? Et on fredonne. Et lentement mais de façon certaine, on s’y attache. Peu d’albums donnent l’impression d’être aussi cohérents dans leur intégralité. J’oubliais : la pochette est magnifique, la voix est apaisante.

En toute logique et parce que j’avais réussi, douée comme je suis, à ne pas assister aux deux précédentes dates que je connaissais, j’ai fini par me déplacer au concert de dimanche soir, qui avait lieu dans une salle aux lumières tamisées, au décor très théatre ancien. Que dire en résumé ? Peut-être commencer par le petit détail qui n’a rien à voir, à savoir qu’aucune affiche n’annonçait le concert à la devanture du café, ce qui était dommage parce que j’ai bien vu quelques personnes ne pas oser entrer parce qu’elles se demandaient si c’était bien là. Que j’ai découvert Benjamin Fincher que j’ai beaucoup apprécié en live mais paraît-il que ce n’est pas pareil en cd (il va bien falloir que je vérifie ça). Que la qualité du son était appréciable. La salle non-fumeur aussi.

Et sinon ? Eh bien une très jolie soirée, à entendre enfin ces chansons dans leur interprétation live, toutes aussi agréables à entendre, même s’il m’a fallu ce temps d’adaptation inévitable quand on a trop écouté des chansons en version cd. Cette bizarre impression que les chansons étaient très accélérées au début, moins ensuite. Une deuxième partie plus appréciée, pour une raison que je n’ai pas encore réussi à déterminer. Une envie de battre le rythme. Moi qui en oubliais de sortir mon appareil photo (et pourtant !). Ce moment un peu surréaliste où le public, tout comme les personnes présentes sur scène à ce moment là et continuant à jouer / chanter, regardaient un bâton se détacher très lentement de la carte accrochée au dessus de la scène. J’ai appris à apprécier davantage les chansons de l’EP, que finalement je connaissais moins (ah bah oui, du coup, ce sont celles là que j’écoute en ce moment). J’ai été surprise de lire quelque part que 18 chansons avaient été jouées ce soir là : je n’ai pas vraiment vu le temps passer. Voilà pour ce concert, agréable moment du dimanche soir, avant de ressortir sous la pluie battante.

Je devrais également vous parler du fait que, me demandant qui était la jeune femme qui était venue interpréter, de façon totalement impromptue à la fin, deux chansons, j’ai eu la surprise d’entendre de la part de MiLK qu’elle était venue se présenter à la fin avec quelqu’un qui disait être venu au concert parce qu’il avait entendu parler d’Orouni par… mon blog. Il y avait de quoi être surprise, je lui ai demandé de m’indiquer la personne, vu que je ne voyais absolument pas de qui il s’agissait. Bon, bon, résultat, je me suis retrouvée face à Raph, à qui j’avais fait le coup de venir à son concert, signer son livre d’or, mais sans oser me présenter : eh bien pour le coup, là, pas de possibilité de fuite, j’ai du sociabiliser un minimum : ça m’apprendra à tenir un blog ! ;)

Et voilà pour ce long post.