Où il est dit que je ne suis pas si geek.

Mais d’abord, ceci.

Alors, OUI, le concert de Little Joy était BIEN. Excellent, même. Surtout quand je me suis décidée, à partir de la seconde chanson, à mettre mes scrupules au placard et me dire que flûte hein, y’a un semblant de place derrière cette fille lààà sur la marche, je vais me mettre là et tant pis si je gêne un peu. Surtout qu’au final, je ne gênais personne – je ne fais pas 1m80, mais 20 cm de moins, les gens derrière moi voyaient donc parfaitement :)
J’ai ainsi pu apprécier toute la scène avec ces joyeux lurons qui allaient jusqu’à 8 en nombre, qui étaient de bonne humeur, qui nous ont fait passer un excellent moment dans une salle comble. Un moment qui m’a paru durer à peine 15′ ! Je n’ai pas vu le temps passer, et ai presque cru à une blague quand ils nous ont annoncé que c’était fini… Eh bien oui, mais ce groupe a très peu de chansons à son actif. A revoir, donc.

Après ça, marche rapide vers la Flèche d’Or, timing parfait assez hallucinant, puisque nous sommes arrivés pile quand la demoiselle commençait.
Je crois qu’un concert de Mina Tindle ne se raconte pas. Il faut avoir entendu sa voix pour comprendre pourquoi tant de gens s’étaient déplacés pour l’entendre, cette voix, belle, riche, apaisante, émouvante. Il faut la voir sur scène. En attendant, vous pouvez aller pour l’entendre, et aussi ici, tiens.

Venons-en au sujet de ce billet.

Sur le chemin vers la salle de concert, dans le métro, je regardais mon application twitter, constatant que Neil Gaiman, dont je parlais dans un précédent post, avait beaucoup fait de tweets. Beaucoup, sachant qu’il assistait à un dîner officiel avec invités de prestige. Il commentait le dîner en question.
Puis son attente du petit déjeuner.
Puis le trajet de retour.
Puis le retour en lui même
.

Comprenez bien que je suis certes fan de ses oeuvres littéraires, à ce monsieur. Mais là, j’avais juste oublié à quel point il était en permanence connecté sur le net, relié à ses fans. Neil Gaiman répond à tous ses mails, tient un blog hyper régulier, vient de se mettre à twitter et est suivi par 5000 personnes (et répond à certaines en plus). Accessoirement il écrit des livres, a une vie de famille et s’occupe de son chien.

Mais Neil Gaiman a surtout un humour pince-sans-rire, très anglais, qui m’a fait franchement rire dernièrement.

« Bloody hell. A few days ago there were 500 followers. Now there are 5000, and it’s like the postcoital morning window view in Life of Brian. »
« I once had a hitman offer his services at a signing. « I’m a big fan of yours, listen, if you do need anyone killed… » I said no thanks. »

Son twitter est ici.

Son chien étant convalescent, il dort désormais au rdc.

The problem with deciding to lie in a downstairsy sort of a bed and do email, because your clothes are all upstairs and you know the halls and corridors between where you are and your clothes are going to be cold for it is minus ten F (that’s -23 C) outside and this is an old house, is that the email does not stop coming in as you’re doing it, and I’m about five days behind anyway, and I’m starting to realise that I will not catch up and the day will be done and I will still be here, warm in my makeshift bed, tapping away on email.
Lorraine just came by to tell me that the chestnuts I sprouted and planted in pots in the kitchen have started growing into small trees. My housekeeper followed her in to look at me in the puzzled sort of way you do when someone is in a bed that shouldn’t really even be there at noon answering email. « I shall stay in bed for ever, answering email, » I told them, amiably. « It’s cold out there. »

Neither of them seems even slightly phased by this.

Son blog est ici.

Neil Gaiman a reconnu à plusieurs reprises et accepté le fait d’être totalement dépendant de sa connexion internet (ou de celles des autres lors de ses déplacements). J’avoue trouver assez fascinante (en bien) sa relation extrêmement étroite avec ses fans, à qui il fait partager sa vie, ses déboires, ses rencontres pour son travail, et auxquels il tient à répondre, inlassablement.

Neil Gaiman est un geek, un bon. Et je suis fan.

Accessoirement, Coraline, adapté d’un excellent « roman horrifique pour enfants », et réalisé par Henry Selick, le réalisateur de l’Etrange Noël de Monsieur Jack, sort bientôt…

8 thoughts on “Où il est dit que je ne suis pas si geek.

  1. sironimo
    14 janvier, 2009 at 6 h 22 min

    La vie de Brian haha super image XD

  2. amelie
    14 janvier, 2009 at 10 h 49 min

    en fait il écrit des romans direct sur son tweeter ! ^-^ Et moi je désespère de trouver ses romans en bibliothèque !

  3. 14 janvier, 2009 at 12 h 50 min

    Concernant le titre, vu que tu cherches à te dédouanner, saches que c’est pas parce qu’il y a pire que du coup tu n’es pas geek hein… :-P

  4. Mano
    14 janvier, 2009 at 13 h 03 min

    Un titre à la Friends :)
    Et tu n’es pas geek, tu ne fais pas de SSH ! :p
    Tu parlais déjà de Gaiman dans tes premiers posts de ton plus ancien blog, une grande histoire d’amour en somme !
    Ah, et sinon sur wordpress on sait plus à quelle heure tu postes, on pourra plus te sermoner de t’être couchée si tard :)

  5. 14 janvier, 2009 at 13 h 17 min

    siro : oui, hein, ça m’a fait rigoler :)
    amèlie : il est pas assez connu en France ! (une honte, d’ailleurs).
    doc.f : ah, la relativisation ne marche pas ?
    mano : ah tiens, je n’avais même pas réalisé pour l’heure !

  6. 14 janvier, 2009 at 13 h 25 min

    ahh littlejoy, ça m’aurait bien tenté aussi. tant pis, la prochaine fois :)

  7. 14 janvier, 2009 at 14 h 54 min

    Mais moi on voit l’heure ou je commente par contre :>

  8. Mano
    15 janvier, 2009 at 1 h 20 min

    oué, mais t’inquiètes, personne n’a pensé que tu t étais levée tôt :)

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