Le temps où nous chantions

L’été dernier, début juin, j’ai eu entre les mains l’un des plus ambitieux livres qui soit. Et il m’a fallu un peu de temps, pour le parcourir : plus de 700 pages dans l’édition reliée. J’ai beau aimer les gros pavés, je ne savais pas à quoi m’attendre en commençant ce livre conseillé, comme souvent, par Gnaat.

Cela semblait parler de musique. Ca commençait par un récital. L’époque ? Les années 60, aux Etats-Unis. Deux frères. Noirs, non, métisses. Leur ascension, leur éducation, leur passion. Un roman sur le milieu de la musique ? Pas que. Sur l’histoire américaine, avec ses incessants allers-retours dans le temps au gré des chapitres, des membres de cette incroyable famille, couvrant près d’un demi-siècle ? Oui, aussi. Et bien d’autres choses encore. Le racisme, l’éveil amoureux, les relations familiales, la ségrégation…

Le Temps Où Nous Chantions de Richard Powers est un roman extrêmement dense sans être indigeste, maîtrisé de bout en bout, que j’ai parcouru, fascinée. Ambitieux est le terme qui me vient spontanément à l’esprit lorsque j’évoque ce livre, qui reste un de mes préférés.

Et au moment où l’Histoire fait ce bond étrange en avant avec l’investiture d’Obama il y a deux jours (allez, je peux bien vous le dire, j’ai été émue par l’ouverture du premier bal par le couple avec Beyonce Knowles ^^), je me suis rappelée de ce chef d’oeuvre, à relire, en résonance…

4ème de couverture :

En 1939, lors d’un concert de Marian Anderson, David Strom, un physicien juif allemand émigré aux Etats-Unis pour fuir les persécutions nazies, rencontre une jeune femme noire, Delia Daley.
Ils se marient et élèvent leurs trois enfants dans le culte exclusif de la musique, de l’art, de la science et de l’amour universel, préférant ignorer la violence du monde autour d’eux.
Cette éducation va avoir des conséquences diverses sur les trois enfants. Jonah devient un ténor de renommée mondiale, Ruth va rejeter les valeurs de sa famille pour adhérer au mouvement de Black Panthers, leur frère Joseph tentera de garder le cap entre l’aveuglement des uns et le débordement des autres, afin de préserver l’unité de sa famille en dépit des aléas de l’histoire.
Avec des personnages d’une humanité rare, Richard Powers couvre dans cet éblouissant roman polyphonique un demi-siècle d’histoire américaine, nous offrant, au passage, des pages inoubliables sur la musique. Le Temps où nous chantions a été élu meilleur livre de l’année par The New York Times et The Washington Post.

7 thoughts on “Le temps où nous chantions

  1. 23 janvier, 2009 at 2 h 06 min

    «plus de 700 pages (…) comme souvent, [avec les livres conseillés par] Gnaat.»

    Mais ça vaut toujours le coup ! (tu as vu comme je me rattrape !)

  2. 23 janvier, 2009 at 10 h 48 min

    Ah mais je me souviens très bien de ce livre, le chroniqueur littéraire de la matinale de canal+ (mais qui c’était à l’époque? Peut-être François Bégaudeau tiens… bref) en avait fait une superbe critique, et à chaque virée Fnac je lisais la 4ème de couv et le reposais après avoir hésité longuement…
    D’ailleurs je n’ai jamais eu autant envie de lire que pendant cette période! J’aimais bien ces chroniques, je notais plein de références dans un petit carnet…

  3. 23 janvier, 2009 at 14 h 14 min

    airway : tss :p en même temps, les livres courts qu’il conseillait, souvent, je les ai pas aimés ! :)
    marjorie : mais y’a plus de chroniqueur littéraire ou de matinale ? (on sent la fille qui ne regarde jamais la télé)…

  4. 23 janvier, 2009 at 14 h 43 min

    il y a toujours une matinale, mais l’équipe a en partie changé et je ne regarde plus, mais si ça se trouve que la chronique littéraire est très bien!

  5. le tyran
    23 janvier, 2009 at 17 h 33 min

    Je t’aurais bien conseillé un livre ambitieux, mais je l’ai déjà prêté…à toi !

  6. 23 janvier, 2009 at 20 h 50 min

    Moi je trouve ambitieux de lire 700 pages.

    Oui, je sors.

  7. 23 janvier, 2009 at 23 h 46 min

    Marjorie : bon ben tu me donnes envie de regarder la télé, pour voir…
    le tyran : je… je… passe sous un tunnel.
    docfusion : en fait, c’est plutôt 750.

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