Ces derniers temps.

J’ai l’impression étrange de ne pas avoir écrit de post ici depuis une éternité. Pas de vrai post, j’entends, puisque que mettre un lien vidéo n’en est pas un… Et puis j’avais pris cette habitude d’écrire quotidiennement par ici, parce que ma tête était toujours pleine de choses à dire, à raconter, à partager.

Ces derniers temps, je n’y arrivais plus. Et je ne savais pas trop pourquoi. Et à vrai dire, je serais bien en peine de vous dire même à présent pourquoi… Le changement de blog ? Le manque de temps ? Twitter qui me permet de rester en contact avec la plupart de mes amis ? L’impression de manquer de pudeur, de ne plus savoir comment exprimer ce que je ressens sans trop me découvrir ? Un peu tout ça et bien d’autres choses encore ?

Je me retrouve pourtant ce soir avec l’envie d’écrire, qui est revenue, mais de façon totalement désordonnée, confuse, une envie de parler de trop de choses à la fois. J’aimerais vous parler de mes amis et des questions que je me pose sur les relations que j’entretiens avec les gens. De ce sentiment que je combats perpétuellement, cette névrose qui ne me quittera sans doute jamais, la peur d’être abandonnée, rejetée, qui vient de mon enfance. Tout semble venir de l’enfance, comme si nous étions condamnés à vivre notre vie d’adulte selon la façon dont nous avons été élevés – je sais bien qu’il faut travailler là dessus, mais j’ai parfois l’impression que c’est en vain.

Je traverse une pièce remplie de gens, me demandant en cette fraction de seconde si importante si on m’aime…

Comme beaucoup de gens dans mon entourage, ces derniers temps, j’hibernais. Une façon particulière d’hiberner cependant, puisque j’étais souvent dehors. Mais le temps filait, file encore, vite, trop vite, me laissant l’impression de n’avoir le temps de rien, de courir après le temps, de tenter de le rattraper, et me voilà en mars, qu’ai-je fait, je ne le sais même pas… Je ne suis pas la seule à avoir eu ce sentiment, je l’ai tellement entendu dernièrement. Alors la faute à l’hiver qui s’éternise, ou à la multiplication des rencontres, des envies de voir les gens, ne plus savoir s’arrêter… et c’est l’esprit et la raison qui hibernent. Je n’étais pas malheureuse, non, je n’avais même plus le temps de me demander si je l’étais ou pas.

Je traverse Paris, en long, en large, en métro, en bus, en vélo, je ne sais plus après quoi je cours.

Et puis il y a quelques jours, au téléphone, cette conversation qui dérive et pourtant me pose enfin quelque part. Mes sanglots, d’un coup, alors que je ne m’y attendais pas. Parce que les peurs étaient juste enfouies, loin, très loin, mais reviennent toujours. J’étais fatiguée. Je voulais de l’aide, qu’on me rassure, qu’on me dise que tout irait bien, que j’y arriverai. La voix, en face, qui a réussi à m’apaiser, finalement. Cette voix là qui va bientôt partir loin pour un projet personnel que je trouve admirable, parce que les miens, de projets, consistent actuellement à ne pas céder à la panique et à me convaincre de faire ces pas décisifs que je dois faire pour avancer pour de vrai.

Et en attendant, je sors de mon hibernation, doucement. Je traverse les pièces, je dis bonjour, j’apprends que j’ai l’air sociable, positive. J’ai peur de trop en demander à ceux que j’aime, parce que je sais que la petite fille en moi continue à se demander si on l’aime, tout en essayant de devenir enfin adulte.

Oh comme j’aimerais pouvoir me rendormir… Ou être quelqu’un d’autre ?

Je vais continuer… ou plutôt reprendre ce que j’avais mis en pause. Ranger ma vie, m’entourer de jolies choses et de gens qui en valent tellement la peine, faire ces choses toutes bêtes qui me donneront une meilleure estime de moi, comme recommencer à écrire, parce que j’aime écrire, donner une musicalité ou un rythme à mes phrases pour qu’un texte se tienne, j’aime ce sentiment que j’avais perdu… recommencer… enfin.

Enfin ?

6 thoughts on “Ces derniers temps.

  1. Zaz
    9 mars, 2009 at 0 h 19 min

    Plutôt que « comme on a été élevé » je dirais « ce qu’on a vécu » (pour moi, c’est ce qui fait nos forces et surtout nos faiblesses). Je me retrouve assez dans tes mots. L’hibernation, quelle qu’elle soit, c’est sécurisant mais si ça rend les choses moins lourdes a porter, ça ne resoud pas les problèmes et ça ne comble pas les manques…

  2. amelie
    9 mars, 2009 at 11 h 05 min

    ton projet personnel est déjà pas mal difficile à réaliser, et c’est un projet qui vaut le coup ! Courage !! ^^v

  3. 9 mars, 2009 at 21 h 18 min

    Je trouve pas de commentaire intelligent alors je t’embrasse.

  4. 10 mars, 2009 at 18 h 09 min

    Pour quelqu’un qui craignait d’écrire tu as bien repris. Tes mots sonnent justes et biens.

  5. 11 mars, 2009 at 0 h 43 min

    Oui, ton post est joli, il a bien faillit me faire pleurer vilaine è__é!
    Moi j’aime quand tu écris et surtout quand tu as envie d’écrire. L’hiver est long et difficile mais quand la neige fond elle deviens quoi? le printemps ^__~!

  6. 12 mars, 2009 at 0 h 49 min

    Zaz : Oui, je suis d’accord, nos comportements viennent de ce qu’on a vécu. C’est parfois lourd à porter :) Et merci d’avoir commenté au fait…
    amèlie : merci ^^
    Doc.Fusion : je trouve que c’est un commentaire très intelligent, ou en tout cas qui m’a touchée, merci.
    Delphine : Merci, et bienvenue au fait… J’ai parcouru tout ton blog :)
    Sironimo : Beh je ne voulais pas te faire pleurer ^^ Et j’ai reconnu la référence, ça m’a donné envie de relire tout Fruits Basket, c’est maliiiiin !!

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