Vagues

Il faut croire que les billets précédent étaient trop légers (à ce sujet, tous les gens que j’ai croisés ou à qui j’ai parlé via mails interposés dernièrement m’ont dit avoir bien ri à la lecture de mon post éthiopien. Maintenant que j’y pense, ça n’était pas arrivé depuis bien longtemps sur ce blog !), un peu d’introspection, parce que ce blog, c’est quand même et toujours… juste moi, ma tête, ce qui s’y passe.

Je pensais à la capacité d’aimer quelqu’un, tout simplement. Parfois je me demande si le fait même de ne pas avoir reçu d’amour enfant conditionne en grande partie ce que je ressens, l’incapacité flagrante à se laisser aller. Il n’y a pas que ça, les expériences passées comptent, largement. Mais tout de même…

Il y a maintenant six mois, j’ai pris une décision qui ne me ressemblait pas, celle de rompre un lien assez fort. Ca ne me ressemble pas parce que je ne sais pas faire, tout simplement. Rompre, couper, arrêter. Pour quelqu’un qui a passé une grande partie de son temps à essayer de se faire aimer, à avoir peur d’être abandonnée et qui a connu il y a des années un abandon brutal qui a modifié sa façon d’être (il faut bien que je le reconnaisse), cette décision était hors norme. Alors on dira ensuite ce qu’on voudra, que c’était une preuve que j’étais forte, etc, mais pensez-vous… j’en ai tellement pleuré, souffert, ai même été en colère contre mes propres amis. Quand on prend ce genre de décision, on est toute seule, point.

Avec le recul, passent les souvenirs. J’ai beaucoup pensé, et je pense encore, à tout ce qui me manque, je me suis cent fois demandé si j’avais pris la bonne décision. J’y ajoute désormais depuis peu les souvenirs de ce qui n’allait pas. Et pour la première fois, je réalise que j’étais simplement en train de me faire aspirer par une forme de souffrance chez l’autre, qui m’épuisait. Je ne sais toujours pas si j’ai bien fait, mais il est trop tard, et je me suis éveillée à autre chose. La capacité de l’être humain à se relever est étonnante, on devrait me prendre comme exemple, me dis-je parfois… ou pas. Pas, en fait.

Parce que je reste marquée. Ce que nous sommes découle de nos rencontres, de nos expériences passées, et les miennes ont été un peu trop fortes parfois. Je suis tout ce que j’ai vécu, et j’ai souvent l’impression d’avoir trop vécu.

Expo Hervé Guibert / Maison Européenne de la Photographie

Je n’ai envie non plus d’écrire un billet triste, loin de là. Ces derniers temps, il fait beau, la vie est agréable, douce.
J’ai pris pour la première fois le Voguéo, armée d’une plante et d’un ballon rose offert par une petite fille (et depuis moi et le Voguéo on est amis, voilà),
vu plusieurs expos de photos qui m’ont (encore) donné l’envie de m’y remettre même si cher Hervé Guibert, tu es un peu déprimant tu sais, et tu m’as fait réfléchir au rapport entre la création et la souffrance, toi qui sans pudeur racontais ta vie de malade du sida, toutes tes photos m’ont fait penser à un blog, si si, c’est vrai… (ça se termine dans trois jours, je vous ai dit que j’étais la spécialiste pour parler des trucs presque finis voire terminés ?),
fait rire des tas de gens avec mon incapacité à choisir un modèle d’appareil photo (mon cadeau de Noël, pour rappel…),
vu plein (trop ?) de gens,
vendu des poufs géants… (je vide mon appart).
Je retourne enfin à la piscine parce que j’ai le droit d’y retourner, après mes brûlures,
j’erre dans un décathlon en me disant que j’ai bien changé pour avoir envie d’errer dans un décathlon, en trouvant ça bien en plus… hum,
je cuisine un poulet au curry et patates en essayant de retrouver le goût de ce que je mangeais plus jeune dans ma famille et, oh, j’y suis arrivée !,
et puis quand il fait beau je mets The Go! Team en ouvrant les fenêtres parce que voilà, il fait beau… et la musique de The Go! Team eh bien ça donne envie de danser,
et puis toi là qui m’a fait regarder un drama japonais (Hana Yori Dango pour ne pas le citer), je ne te remercie pas, je me suis remise à écouter aussi de la jpop…

Mina Tindle dans telerama

Et puis si vous suivez un peu ce blog depuis un moment, vous savez certainement que je parle très (trop ?) souvent de Mina Tindle parce que… j’aime sa voix, ses chansons, et depuis des années je me dis, en fond, que si elle ne perçait pas ou ne se faisait pas (re)connaître d’une façon ou d’une autre, c’est que quelque chose ne tournerait pas rond pour de bon. Je suis rassurée, on parle beaucoup d’elle dernièrement, et j’ai eu l’agréable surprise de tomber sur un article la concernant dans le dernier télérama, en plus d’une session chez nos amis de Froggy’s Delight et simultanément sur Le Cargo (oui oui tout ça).

Alors, évidemment, je vous laisse avec sa voix.

Bon weekend.

Et puis si vous avez un peu de temps, vous pouvez aussi aller lire ce très beau texte de Marie, qui m’a beaucoup parlé.

9 thoughts on “Vagues

  1. 8 avril, 2011 at 6 h 43 min

    Aaaah mais il est trop bien le drama de Hana Yori Dango hein ^__^

  2. Lulla
    8 avril, 2011 at 7 h 46 min

    Hana Yori Dango est beaucoup mieux en drama qu’en manga, c’est juste un graphisme que je trouve imbuvable.
    Pour la difficulté de la décision de séparation qui n’est jamais réellement actée intérieurement ben… Toi même tu sais ;)
    Mina Tindle m’a transporté une fois, lors d’un concert en commun avec MilK, j’ai hâte de pouvoir l’a réécouter.
    J’ai hâte de te revoir pour parler avec légèreté et sincérité de chose dramatique ! ^

  3. 8 avril, 2011 at 14 h 55 min

    Ça fait plaisir de te lire, on sent que tu vas bien ! C’est vrai qu’on a une grande capacité à se remettre de trucs incroyables, moi même j’en suis étonnée. Le temps nous aide à comprendre, à digérer.
    Et quand on a côtoyé l’impermanence de près, on ne vit pas de la même façon après, c’est sûr, plus léger je crois.
    Jolie interprète.
    Toujours de belles choses chez toi.
    Bises

  4. Tit'millie
    8 avril, 2011 at 19 h 12 min

    Sabiiiiine on t’aiiime o/ :p
    Enfin voilà moi j’aime bien venir lire par ici..
    Et sinon, heu, t’es là le week end prochain?
    biz

  5. hobo
    8 avril, 2011 at 22 h 59 min

    c’est marrant, il y a environs 1h je regardais l’une de ces chansons elle était en duo avec JP Nataf
    haaaaaaaaa !! les dramas Jap !! Hana yori j’ai trouvé ça vraiment chiant je ne l’ai même pas finit
    j’ai arrêté de regarder des dramas love, ça me bouffait le cerveau, le pire à l’époque c’était grey’s anatomy ça me foutais le cafard !!! ils avaient tous des vie de fous et moi… ba rien…

    quand elle nous chope, la mélancolie ne nous quitte jamais, ce qu’il faut c’est qu’elle ne devienne pas permanente sinon là tu plonge…

  6. 11 avril, 2011 at 1 h 01 min

    laetipiu : ah mais je ne devrais pas être étonnée que tu connaisses, tiens! :D
    lulla : Mina Tindle c’est bien, Hana Yori Dango le drama aussi, même si ce n’est pas pareil ;) A bientôt !
    zelda : je suis étonnée moi-même d’aller bien en ce moment… contente que Mina Tindle t’ai plu.
    tit’millie : moi j’aime bien quand tu commentes :)
    hobo : mais je ne vois pas pourquoi tu compares ta vie avec des dramas japonais ou grey’s anatomy, c’est quand même pas pareil :D

  7. 19 avril, 2011 at 16 h 45 min

    Tu devrais me remercier quand même :p.
    sinon le Voguéo c’est chouette (on vient quand chez-toi un après-midi pour le prendre :p?), et Mina Tindle a une très chouette voix! :)

    Joli post.

  8. 19 avril, 2011 at 16 h 47 min

    P.S. : regarde le drama Coréen tant que tu y es :p

  9. 22 avril, 2011 at 12 h 56 min

    sironimo : je ne sais pas si je dois te remercier :p , et je me suis déjà mise à la version coréenne là, misère !
    Et Mina Tindle il faut aller la voir :)

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