titre du blog.

Je sens que cette histoire d'aiguilles double pointes va très vite me saouler en fait...

Et toi, qu’est-ce que tu veux ?

Papillonnante, là et pas là, fixée pourtant sur certaines choses, certaines personnes que j’aurais toujours plaisir à croiser, dans ce drôle de microcosme parisien.
Des cercles qui ont toujours, quoiqu’on en dise, des liens.

Et ces paradoxes.

Je ne serai jamais quelqu’un à l’aise dans un bar au milieu de gens que je ne connais pas.
Mais je passerai un bon moment quand même à rire de choses et d’autres.
Je me demande quand même comment ils font, tous ces gens… les autres.
Et en rentrant ce soir, au milieu de la foule, je n’ai pas pensé à tout ceci mais j’aime.

Je ne serai jamais quelqu’un d’assuré, et lutterai contre une timidité datant de l’adolescence et qui ne s’en ira jamais.
Mais je n’ai plus vraiment peur de faire des bêtises sur scène : on s’habitue à certaines choses.
Ce paradoxe là, de se mettre un peu en avant en ayant si peur du regard des autres…
Assumer même ça, allez.

Je ne peux pas me faire aimer du monde entier.
Mais à vrai dire, ça m’est désormais égal, tant que certains m’aiment encore.
En vieillissant, accepter aussi que rien ne dure, mais que certains restent pourtant envers et contre tout.

Et toi, qu’est-ce que tu veux ? me demandait une amie.
Je ne sais pas. Avoir ma fenêtre ouverte l’après-midi et aimer simplement être là ?
Boire du thé, tricoter des jolies choses (et avoir cette drôle de surprise d’être citée pour du tricot justement (attention, c’est du flash), dans une newsletter de Pearltrees, allons bon !)

Avoir envie d’investir chez soi, trouver un étrange équilibre entre les amis « famille » tellement on est proches, ceux qu’on aime, les plus lointains, les nouveaux, les revenus, pour oublier quelque part que la vôtre, de famille, ne voudra jamais de vous, au final. S’y faire mieux qu’avant et décider de se concentrer sur soi, comme pour tout le reste.

La surprise tous les matins, c’est de voir ce que mes cheveux auront décidé d’être aujourd’hui : ondulés, un peu, beaucoup, pas du tout. Un peu comme la surprise tous les jours de savoir si je ne vais parler que de tricot, ou de cuisine, de drama coréen, de couture, d’iPhone énervant, ou refaire une fixation sur Andrew Bird ou Emilie Simon.
Ou juste raconter ma vie. La surprise c’est, tous les jours, de ne pas savoir.

J’ai cette impression étrange, qui ne fait que se renforcer, d’être multiple et de ne rentrer dans aucune case définie.
Décalée, sans doute, mais l’ayant tranquillement accepté, au point parfois de décontenancer. Une sorcière de pacotille avec un joli chapeau en début de semaine, une commère en milieu, une geek en carton s’énervant sur son iPhone, Apple et tous les dieux permis au passage de l’IOS 5, une tricoteuse (oui, encore) de mitaines le dimanche… voilà, les jours passent, la peine d’il y a un an, celle où je comptais patiemment les jours, s’en est définitivement allée.

Je ne sais pas ce que je veux. Je vous préviendrai, ou pas, quand je le saurai. En attendant, on continue par ici.

3 thoughts on “titre du blog.

  1. Jooles
    6 novembre, 2011 at 3 h 22 min

    Encore une chose sur laquelle on se ressemble : j’ai très (trop) peur du regard des gens, mais sur une scène de théâtre, je me sens presque invulnérable et capable de tout. C’est chouette, la scène, quand même.
    Ou quand un compliment attrapé dans ce domaine-là vous rend la vie entière beaucoup plus légère… :)
    Tu es vraiment une de mes amies, maintenant, j’aime ça !
    [partie se cacher]

  2. 7 novembre, 2011 at 13 h 25 min

    La question que personne ne se pose mais tout le monde devrait: « et toi, qu’est-ce que tu aimes/veux… » et puis prendre le temps de répondre…

  3. 8 novembre, 2011 at 14 h 10 min

    Jooles : pas besoin de te cacher hein :)
    Mooglosaurus : en même temps, je suis incapable d’y répondre :p

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