Les Machines de l’Île à Nantes

(Attention, il y a TROP de photos dans cet article. Bon, en fait, 17 photos. Ca va.)

Dire que je suis fan des Machines de l’Île est un doux euphémisme. Moi qui ne suis pas une passionnée de grand chose (comprendre : je papillonne et aime plein de choses mais pas bien longtemps et pas de façon très approfondie), faire un tour par là bas me rend enthousiaste. Si si. Enthousiaste. Mais vous expliquer pourquoi… Et expliquer l’histoire de tout ceci, autant renvoyer sur la page wikipedia ou le site officiel, non ?

C’est la compagnie Royal de Luxe et ses girafes géantes qui m’ont fait connaître cet univers singulier d’animaux mécaniques, dont on finissait par oublier les cordes, câbles et autres petits hommes chargés de les faire se déplacer. Ce moment où tout prend vie. Cet état de grâce éphémère qui n’arrivait qu’à l’enfance, quand nous étions capables de faire abstraction des marionnettistes pour ne plus voir que les marionnettes qui prenaient vie. Etre capable de faire ressentir cela de nouveau à un adulte était, de mon point de vue, assez fou. Voir aussi la population presqu’entière d’une ville se déplacer à travers les rues pour suivre ces animaux qui ne faisaient finalement que se mouver lentement était une expérience marquante.

Plus tard, j’ai revécu la même chose avec la petite géante et le scaphandrier. La liesse populaire qui s’emparait de la ville de Nantes à cette occasion est difficile à relater, mais l’arrimage de la petite géante (qu’on habilla précédemment d’un joli ciré jaune) sur un bateau avant de s’élancer joyeusement sur les « flots » était assez épique. Mais je m’égare.

A l’époque Royal de Luxe travaillait donc de concert avec la compagnie La Machine, dont le directeur artistique François Delarozière a supervisé la conception des girafes, petite géante, et autres. Ils ne travaillent plus ensemble depuis quelques années (oui, ça arrive) et l’on se concentrera ici sur Les Machines de l’Île, qui comporte trois projets (du moins trois projets connus) : le Grand Eléphant, le Carroussel des Mondes Marins & L’Arbre aux Hérons.

Façon de faire qui me rappellera de façon étrange la Sagrada Familia de Barcelone, on nous propose de visiter la galerie dans les nefs où est exposé l’avancement du projet en cours, le processus de création, nos visites servant à financer en partie le projet (la comparaison s’arrête là, les financements sont différents). Et si en ce moment sont exposés les animaux qui seront intégrés à ce gigantesque projet qu’est l’Arbre aux Hérons, il y a eu un temps où l’on pouvait se balader au milieu des animaux marins qui sont désormais intégrés au Carroussel des Mondes Marins, à quelques pas de là (ça va, vous suivez toujours ?). Passons plutôt aux photos.

La fourmi…

La chenille…

Un crocodile en préparation dans les ateliers… Plus tard, il sera dans la galerie, où l’on nous expliquera comment il fonctionne, comme la fourmi, la chenille et le héron…

Qui seront, à terme, intégrés dans cette structure. Difficile d’imaginer la taille finale réelle du projet, on me l’a dit et redit (50m de diamètre et 35m de haut), mais à concevoir, c’est personnellement impossible (mais on peut déjà tranquillement se balader sur une branche prototype taille réelle du projet final, qui sera à terme -en 2018- dans le centre ville – ça aussi, j’ai du mal à le concevoir). Vous imaginez de vous balader, un jour, en pleine ville, dans un arbre gigantesque où l’on pourra chevaucher une chenille, se faire transporter par des hérons, et d’autres animaux ? Ca me paraît fou.

Ce que j’ai désormais beaucoup moins de mal à concevoir, c’est le Carrousel des Mondes Marins, puisque ce projet (second dans la lignée) est quant à lui terminé et à visiter. Idem pour le Grand Eléphant, qui s’avançait lentement vers le Carrousel quand je suis arrivée : de loin, j’ai entendu l’éléphant barrir, je l’ai vu se déplacer, j’ai souri, accéléré le pas, et l’ai contemplé, fascinée une nouvelle fois.

Le voir avancer est déjà un spectacle incroyable… Voir les gens se mettre à le suivre, à le regarder les yeux ronds, tout simplement… et puis entendre les cris de joie des enfants arrosés régulièrement par l’éléphant facétieux… ou du moins le machiniste, dont on a tendance à oblitérer totalement la présence à force.

Evidemment, une fois dessus / dedans, vous me direz, on ne voit plus l’éléphant avancer, on voit la machinerie à l’oeuvre à l’intérieur, la magie s’arrête. Oui mais… inexplicablement, à sentir cette machinerie justement souffler, à grimper sur le dos et à être là haut, et puis… le tour en éléphant est décomposé en plusieurs trajets : en gros, l’éléphant va aller des nefs au carrousel, du carrousel à l’arrière des anciens bâtiments (où vous attendra d’ailleurs un petit escalier qui rappelle les escaliers d’embarquements des avions), et de là vers les nefs et la galerie, de nouveau. On peut acheter un ticket et embarquer selon l’heure à un endroit différent, du coup je vous conseille le dernier trajet, parce que l’entrée de l’éléphant géant dans les nefs, son barrissement pour annoncer son arrivée aux visiteurs éparpillés qui attendent, ça a quelque chose de grandiose, de là haut…

Le Carrousel des Mondes Marins est constitué quant à lui de trois niveaux de manèges – pour l’instant, vu l’affluence, on a le droit de ne faire qu’un seul et unique tour sur une des machines, au choix (autant vous dire qu’on a bien tourné avant de se décider, pour la jolie tortue girafe au final).

Quant au pourquoi du Carrousel… Les animaux, une fois dedans ou dessus, ça dépend, on ne fait pas grand chose finalement, on apprécie d’être sur ces drôles de machines, en actionnant des manivelles pour faire bouger la tête / nageoires / pattes / au choix, et on retombe un peu en enfance. J’ai particulièrement apprécié une des explications données par l’équipe sur le fait que les manèges traditionnels n’étaient faits que pour les enfants et qu’il était bien temps, zut à la fin, d’en avoir un pour les grands. Je ne pourrais être plus d’accord, même si d’autres explications concernent tout simplement l’envie de concrétiser ce projet fou (les projets fous de ce genre sont rares et fascinants) de donner vie aux visions de François Delarozière, nourri entre autres de Jules Verne ou des croquis de Léonard de Vinci (je suis absolument fan des croquis préparatoires des machines).

Je n’avais pas écrit de truc aussi long depuis un moment, dites donc, fallait-il bien que j’aime autant ces projets !

Toutes les photos sont ici.

Next, les photos du Voyage à Nantes (si je ne m’égare pas avec de la pop coréenne en chemin).

7 thoughts on “Les Machines de l’Île à Nantes

  1. 29 août, 2012 at 7 h 55 min

    Joli. Un plaisir à lire, à regarder, envie de repasser saluer l’éléphant un de ces jours…

  2. Tit'millie
    29 août, 2012 at 8 h 27 min

    Ah, il est donc fini le carrousel! La dernière fois que j’y ai été, tous les monstres marins étaient exposés…. Bon bah… j’ai plus qu’à retourner à Nantes alors :)
    Moi aussi je trouve ça génial ces projets, c’est pas tous les jours qu’on a de quoi s’émerveiller et perdre 20 ans d’un coup… :)

  3. 29 août, 2012 at 9 h 53 min

    Je me souviens aussi de l’émotion et de la magie quand j’ai vu pour la première fois l’éléphant et la petite géante (à Amiens, dans le cadre des célébrations de Jules Verne, croisées avec Nantes).
    Finalement il n’y avait pas tant de photos que ça dans ton article, j’avais envie d’en voir encore!

  4. 29 août, 2012 at 14 h 51 min

    Machenka : Ce serait une excellente idée :) Et merci…

    Tit’millie : Oui, il a ouvert mi-juillet si ma mémoire est bonne ! Et je suis tellement d’accord, ces projets sont géniaux (va à Nantes !).

    Toute Petite : Je me suis retenue, j’avais peur d’en mettre 350… :) J’en remettrai un peu dans celui du Voyage à Nantes, tiens. Et sinon, oui, magie et émotion, ce sont des mots très justes pour décrire ce qu’on ressent en voyant ces projets…

  5. 29 août, 2012 at 15 h 32 min

    Oh je suis montée sur la tortue giraffe avec mon chéri ;-)

  6. 29 août, 2012 at 22 h 30 min

    Les jolies choses : Oh, on a choisi la même machine ? Rigolo. Nous on a beaucoup hésité avec le dragon :)

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