Gaeul (automne 가을)

#autumn 가을

Vingt jours entre chaque post par ici, ça me paraît une bonne moyenne non ?

Chers gens qui passent encore par ici,

Je vous écris de ce lieu rassurant et accueillant en ces jours où la température a chuté de façon un peu soudaine, c’est-à-dire de mon lit, un dimanche matin, sous une couette ET une couverture. Empiler les couches de couvertures me rappelle toujours mon séjour à Hong-Kong, dans cet appartement où je dormais sous quatre fines couvertures. Moi qui aime sentir le poids de la couette sur moi en dormant (et ne peux donc pas vraiment m’endormir sous un drap), j’étais servie. Au réveil je levais la tête pour voir le temps qu’il faisait par la fenêtre (toujours brumeux, éternellement brumeux, mais ça m’allait), du haut de ces 30 et quelques étages. Et puis je me préparais à partir explorer la ville.

D’ici un peu plus d’un mois je serai de nouveau là bas, pour une courte escale avant de rentrer à Paris. Je me demande déjà quel temps il fera, si la brume sera encore sur la ville. Je serai probablement fatiguée des courtes semaines que j’aurais passé à crapahuter. Je serai sans doute contente de retrouve ce lit d’où je vous parle. Mais je n’y suis pas encore. J’ai hâte, même si, pour tout vous avouer, j’aurais rarement été aussi à la ramasse sur l’organisation d’un voyage. Pour être honnête, là, j’ai juste les billets d’avion. Et une place à mon nom dans un centre cinématographique dont je n’ai même cherché la localisation exacte pour assister à une projection. C’est tout. Je pars dans quinze jours. Je devrais peut-être m’inquiéter un peu de certains détails, certes.

Les gens que je croise, et vous en faites peut-être partie, s’étonnent que je parte seule. J’essaie d’expliquer que non, ce n’est pas quelque chose que j’ai envie de faire à chaque fois, loin de là, mais que là, particulièrement là, c’est bien une volonté propre du fait de la destination. Parce que je ne serais jamais partie seule en Australie ou en Ethiopie et que je remercie encore les gens qui ont permis que je puisse voir ces magnifiques lieux (et surtout qui m’ont supportée là bas). Il y a simplement des endroits, surtout en Asie, où l’envie de vivre quelque chose pour soi-même est assez forte. Je ne devrais peut-être pas essayer de l’expliquer…

Dear friends. #australia #friends

En attendant, les jours passent à vitesse folle par ici.
Mon écharpe à la main, prête à partir, je me rassieds pour écouter une ancienne expatriée raconter comment un élu d’Afrique Noire proposait comiquement aux dernières élections américaines de venir les aider à les organiser, puisqu’ils semblaient avoir des difficultés avec et étaient si prompts à aller aider ailleurs… l’anecdote m’a fait sourire.
Un autre jour, je contemple le plafond de ce gymnase où la voix du professeur de yoga nous demande de ne plus penser à rien. Peine perdue, non seulement à partir de ce moment là je me suis mise à réfléchir, mais j’ai fini par visualiser & réviser l’alphabet coréen en entier au plafond… Et en parlant de ça, le fait d’apprendre cette langue semble remettre en marche des neurones non utilisés depuis longtemps, c’en est presque comique – et bénéfique. Je suis de plus en plus admirative de ceux qui maîtrisent le chinois. Comme de ceux qui se décident à apprendre cette langue plus que complexe qu’est le français, à l’âge adulte qui plus est.
Mon corps, passé l’étonnement premier, semble se faire à cette sorte de rééducation que je lui fais subir en le forçant à se coordonner un peu en rythme. Mieux vaut tard que jamais non ? Le bien que cela fait m’étonne encore.

Dans mon bureau s’accumulent sac et affaires de sport, couverture, manuels de langue, dictionnaires, carnets, feuillets divers et variés, et je culpabilise de ne pas réussir à voir tous les proches que je voudrais, tout en appréciant lorsque j’y parviens. Me reste à régler, peut-être, temporisons encore, cette histoire de famille qui n’en est définitivement pas une. Chaque chose en son temps, et soi d’abord, finalement…

Envie d’être déjà là bas mais regrets déjà de manquer des choses ici.
Ici & ailleurs, éternellement.

J’espère que tout va bien pour vous.
A bientôt.

2 thoughts on “Gaeul (automne 가을)

  1. 28 octobre, 2012 at 15 h 07 min

    un tel foisonnement pour un dimanche matin, mais dis-moi, que prends tu au petit déjeuner?!! je te souhaite un bon voyage, brouillon ou non, et en attendant de bien profiter de ta couette! ^^

  2. 5 novembre, 2012 at 17 h 58 min

    Tout va bien ici.
    A bientôt :)

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