No such things as kind lies or white lies.

Le calendrier de @toute_petite au mur, le mug de La Fonderie @jbroger utile aussi ;)

J’ai rangé, bougé mes meubles de place pour la énième fois.

J’arrose mes plantes, je les regarde pousser de jour en jour, étonnée de réussir à faire grandir quelque chose, moi.

Noël, la période si redoutée, fut tellement doux que j’en suis encore étonnée. J’avais même mis des décorations à la porte, cette année.

Ce qu’il se passe ? Pas grand chose, sinon le temps qui passe de plus en plus vite.
Janvier 2013.

Je ne sais pas vraiment dans quel état je suis, pour être tout à fait honnête.
Calme plat. Je n’ai aucun mal à rire, ou à relativiser.
Je n’aime pas le conflit.
Je n’aime plus courir après les gens.
Ma résolution de cette année serait de montrer davantage aux gens qui comptent pour moi que oui, je les aime vraiment.
Parce que je me suis beaucoup refermée.
Mais est-ce un mal, finalement ?

J’ai du mal désormais à trouver quoi écrire par ici. La superficialité des blogs m’ennuie tellement que j’ai peur de devenir pareille, alors je me tais, bizarrement. J’ai envie d’autre chose, j’en parlerai peut-être plus tard, qui sait.

Ce soir, je regardais un épisode d’une série que j’attendais un peu superficielle, et qui s’avère être bien plus profonde que je ne le croyais. Non, c’est bien pire, l’héroïne, ses faits, ses actes, ce qu’elle est, on dirait moi. Touchée à l’âme de ce reflet inattendu, j’ai ensuite retranscrit ce qu’elle disait d’elle-même. Pourquoi ça me parle autant ? Il me faudrait écrire ma vie entière jusqu’ici.

Les lignes suivantes, c’était moi il y a dix ans.

“Her mouth is like a broken faucet in a mountain village.
When it’s needed, not one drop comes out, and in the middle of a silent night it flows on its own.
In that moment, all the words she couldn’t speak come pouring out belatedly.
She vows, Next time, I should answer like this, I should make this retort.
That woman speaks the most impressive lines when she’s alone.”
Et celles ci… c’est moi maintenant.« People who think that they can just grab the hand of happiness when it’s offered to them—how happy must they be?
That woman becomes nervous when she is too happy.
To that woman, happiness is like a child’s game of blowing bubbles.
The moment when she touches the bubbles that float her way carrying the light of the rainbow, they burst.
In front of happiness, that woman always gives up, before the hand is even offered. »

Il est faux de croire que nous sommes tous égaux devant la vie… et ses accidents. Certains se relèveront vite, d’autres, marqués, resteront longtemps à essayer de seulement commencer à comprendre comment se relever. Il y a tellement de choses à prendre en compte, l’affection que vous avez reçue ou pas enfant, les rencontres que vous avez faites, les expériences, marquantes, ou pas. Heureux sont ceux qui savent simplement accepter ce qu’on leur donne, sans se poser de questions. Quand vous n’avez jamais été habituée à recevoir… c’est bête, mais oui, il faut apprendre. Et ça prend du temps. Et on se posera des questions sur tout ce qu’on reçoit: faut-il donner beaucoup en échange, faut-il donner beaucoup pour recevoir autant, faut-il s’épuiser à donner par peur de ne rien recevoir, comme je l’ai fait il y a longtemps ? Faut-il simplement donner sans attendre quoi que ce soit, sans se poser de questions ?
Sans se poser de questions, vraiment ?
Avec le temps, et les expériences marquantes, je crois que je peux, un peu, donner, parfois, sans réfléchir, à ceux en qui j’ai confiance. Mais ils sont si peu. Et recevoir ? … Heureux sont ceux qui peuvent recevoir sans réfléchir…

“What is your truth? Answer honestly.
Whenever someone asked her that, she kept her mouth shut.
When unwrapped from its wrapping paper of lies, the truth is not a sweet candy or a chocolate that appears with a flourish.
In the way that skin is needed to protect blood and flesh, she needed lies to cover her truth.
More than being honest and exposing her scars, that woman found it safer to lie with a brilliant smile.”

2 thoughts on “No such things as kind lies or white lies.

  1. 30 janvier, 2013 at 11 h 12 min

    Qu’est ce que c’est comme série?
    Je suis convaincue comme toi que ça prend du temps de de changer, quelque soit le domaine et c’est souvent avec nos proches qu’on est les plus durs, les plus maladroits malheureusement…

  2. 30 janvier, 2013 at 15 h 18 min

    C’est un drama coréen :D J’en regarde beaucoup trop en ce moment ;)
    Mais sérieusement, et de façon totalement inattendue, c’est très profond / subtil.
    Et, ah, les relations avec les proches… voilà voilà…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *