Teardrops in the Rain

Ce soir je rentrais chez moi, sous la pluie battante de ces derniers jours, traversant le pont des Arts de nuit – on peut difficilement faire plus cliché non ? – et j’ai remis mes écouteurs dans les oreilles pour écouter cette chanson dont je ne me lasse pas. J’adore cette chanson, non, vraiment.

Je vais commencer par le début, peut-être. Mais où se situe exactement le début ? Dans ce drama -série coréenne- sans doute oubliable, bleuette facile visionnée il y a quelques années mais dont une simple chanson interprétée par l’héroïne m’avait suffisamment marquée pour que j’en parle par ici ? J’en aimais les mélancoliques paroles. Plus tard j’appris que l’actrice reprenait en fait une chanson existante, d’un groupe émergeant appelé C.N.blue. J’aimais, de loin, sans plus, leurs chansons, gentillette pop dont ils ne composaient pas les chansons titres, gamins propres sur eux dans des clips colorés. J’avais quand même bien scotché sur LIE, une chanson qui me semblait différente et, tiens, composée par leurs soins – tout comme Teardrops in the rain. Ces dernières années j’avais entendu dire qu’ils s’amélioraient, sans bien faire attention finalement.

Lie, en japonais, 2011.

Quand je me suis décidée sur un coup de tête à partir en Corée du Sud, j’ai bien évidemment cherché s’il y avait un concert d’artistes que je connaissais dans les dates de mon séjour. Il y avait. Il y avait C.N.blue, le dernier soir de mon voyage. Je n’ai pas vraiment hésité, je voulais assister à un concert là bas, sur place, et je les aimais bien, je savais connaître quelques unes de leurs chansons, ce serait sympa pour finir.

Et voilà comment je me suis retrouvée un samedi soir d’avril, dans le métro en route pour un concert dans un stade à Seoul. Au passage, une organisation terriblement efficace à tous les niveaux. Installées avec une amie en haut des gradins, on attendait. Le concert a commencé, évidemment c’était spectaculaire, évidemment c’était bien. Mais entendre leurs voix en vrai, l’énergie dégagée sur scène…  Ni moi ni l’amie qui m’accompagnait, pas plus fan que moi, ne nous attendions à ça. Les gamins en question ont bien grandi, composent désormais leurs propres chansons, et bien : et si j’avais vaguement lu quelque part le « pour apprécier réellement la musique de C.N.blue, il faut les avoir vu en concert » en l’oubliant, cette phrase m’est bien revenue en tête en assistant à leur performance. A vrai dire, il existe beaucoup d’artistes qu’on apprend à apprécier en les voyant sur scène (ou l’inverse, certes), je l’avais simplement oublié. Scotchées, nous étions. Je n’ai pas vraiment vu passer les deux heures qu’ont duré leur concert.

Quand a commencé I’m Sorry, je me suis demandé pourquoi je n’avais pas écouté leurs dernières chansons avant. Celles désormais vraiment composées par le groupe.

(extrait de leur tournée de l’année dernière, mais niveau ambiance, c’était à peu près ça aussi à Seoul) – 2013.


In my Head, version japonaise (ne me demandez pas pourquoi, leurs meilleurs chansons sortent d’abord en japonais)…. – 2013.

Depuis, je saoule le monde entier (ou du moins, le mien, de monde) avec eux. Dans ce monde très artificiel de l’entertainment coréen où les groupes d’idols sont légion, C.N.blue rêve de durer jusqu’à devenir un « grandfathers band » qui continuerait à composer leurs propres chansons et à faire de la scène, longtemps. Je leur souhaite de réussir, ne serait-ce que pour pouvoir les revoir sur scène une nouvelle fois.

(Et, on ne sait jamais, si vous voulez connaître leur drôle de parcours, un article (en anglais) leur est consacré par ici.)

Moi je m’en vais réécouter cette chanson sous la pluie.

Teardrops in the Rain, mai 2014.

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