Nous trois ou rien, ce film ou rien.

J’essaie d’aller plus souvent au cinéma ces derniers temps. J’ai donc vu des tas de films… des films divers :

  • un documentaire sur des rêves d’enfants à travers le monde (le joli Le Grand Jour),
  • une comédie coréenne absurde pendant le festival du film coréen (Twenty),
  • une grande épopée dramatique (Assassination avec la belle Jun Ji-Hyun),
  • un film que tout le monde a aimé sauf moi on dirait (Le tout nouveau testament où je me suis emmerdée),
  • un film sur un gamin en Ethiopie parce que j’avais envie de revoir l’Ethiopie, même sur grand écran (Lamb, instructif),
  • un film d’espionnage élégant et drôle, Code Uncle, qu’il ne faut pas hésiter à aller voir,
  • le dernier Woody Allen, l’Homme Irrationnel, où l’avalanche de clichés m’a laissée de marbre voire ennuyée (de nouveau),
  • et puis…

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Et puis un dimanche ensoleillé, et puis Nous trois ou rien, vu par hasard, sans bande-annonce, sans rien. Une si jolie surprise. Kheiron raconte la vie de ses parents. Voilà.

Il y avait quoi ? Il y avaient des scènes où on pensait rire et où l’on se retrouve à pleurer, ou l’inverse, si bien que l’on ne sait jamais à quoi s’attendre. Pas de fil déjà déroulé, et ça, ça fait aussi un bien fou. Un gagnant à l’exercice difficile de l’équilibre entre la comédie et le drame, enfin. J’ai beaucoup ri, et je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer parfois aussi.

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J’ai trouvé tous ces acteurs très justes, très réels, que tout ceci ressemblait à la vraie vie, parce que la vraie vie c’est aussi ça, les blagues qui tombent de nulle part dans des situations tristes, des décisions qui ne s’expliquent pas…

J’ai pensé aussi que ce film censé se passer il y a longtemps résonnait tellement, mais tellement avec les évènements actuels. J’ai pensé que l’Iran avait une histoire tellement tragique alors que ce film est tout sauf politique.NOUS TROIS OU RIEN PHOTO1

Mais au final, j’ai surtout pensé que ce film faisait un bien fou parce qu’il débordait d’un amour touchant d’un fils pour ses parents (l’acteur principal interprète ici le rôle de son propre père), qui a décidé de raconter l’histoire de ceux-ci. Et on sort de là en se sentant curieusement beaucoup plus vivant, et reconnaissant à ces gens là d’avoir existé…

Nous Trois ou Rien, sorti le 4 novembre 2015, 1h42, de Kheiron, avec des tas d’acteurs et d’actrices formidables (et j’aime toujours autant Zabou Breitman en passant). Allez-y !

 

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